Batur, je t’ai eu !

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Après lui avoir tourné autour et l’avoir vu sous tous ses angles, j’ai décidé que moi aussi j’avais envie d’aller vivre cette émotion de voir un lever de soleil en haut d’une montagne. Mais bon, n’étant pas très sportive, j’ai préféré commencer par lui plutôt que de tenter le Mont Agung (  3142 m) ou même le Rinjani ( 3726m). Batur lui, il était plus raisonnable avec ses 1717 m en tout cas, il me faisait moins peur. (Bien qu’en y réfléchissant bien, je sais qu’au fond de moi ce n’est pas le mont qui m’effraie mais bien mes propres capacités personnelles).

Vue Amed Mont Batur

Alors un soir, j’ai demandé à l’hôtel et j’ai booké. Malgré le fait que je sois à Amed (et donc pas du tout sur son chemin), qu’il faille se lever à 1h00 du matin (oui oui oui ^^) et que le treck est censé durer entre 4h et 5h ! M’en fou, j’y vais et me demandez pas de trop réfléchir parce que je suis encore capable d’annuler. Lorsque le réveil sonne, après 4h de sommeil (dur !), je me dis que mon côté barjo a vraiment pris le dessus pour que je décide de donner de l’argent pour cette torture. Le taxi arrive à 1h30 et me voici en route pour deux heures de toute. Arrivée là-bas, je vois que je ne suis pas la seule (le parking est bondé et les guides présents sur place font la circulation), et je fais connaissance avec mon guide qui m’accompagnera jusqu’au sommet : Gede. Nous prenons donc la route sous les lampes torches et les étoiles de ce ciel si dégagé.

Le rythme est bon et je m’aperçois rapidement que nous doublons beaucoup de groupes. Des roches volcaniques, du sable et surtout une bonne pente sont mon quotidien dans cette ambiance si sombre. C’est amusant de voir comment nous perdons très vite nos repères et développons rapidement les autres sens. Les températures restent très agréables et comme la difficulté pour moi n’est pas encore à son maximum, nous continuons à ce bon rythme. Mont Batur BaliNous passons un premier repère et mon guide me demande si je souhaite continuer ou m’arrêter. Je choisis la première option et nous suivons ainsi la route pour passer trois repères en tout, où des groupes de gens sont restés, la suite du trajet semblant trop difficile. Bon, je ne dis pas que c’est une promenade de santé mais sérieusement, je m’attendais à pire et mon corps aussi visiblement. Le dernier chemin est sûrement le plus difficile car il mélange sable et cailloux, dans une très bonne pente ce qui fait qu’il est parfois difficile de poser un pied sans redescendre mais finalement nous arrivons au sommet avec 1 heure d’avance, et sommes dans les 15 premiers de la nuit. D’ici on se sent tout petit. D’un côté je vois le mont Agung avec le Danau Batur juste en dessous, de l’autre le cratère du volcan. Il fait sombre et je me sens très proche de la lune (qui nous offre avec la brume mon premier Moon-en-ciel).

Moon en ciel

L’attente jusqu’au lever me semble interminable, transie par le froid et la fatigue qui commence à se faire sentir une fois posée. Mais je ne suis pas la seule et mon guide qui s’est mis en action dès que nous sommes arrivés au sommet, me sert un merveilleux thé (pas super mais dans ces conditions c’est probablement l’un de ceux que j’ai le plus apprécié) et un toast aux bananes !

Top Moutain Batur Bali

Et puis voilà, la magie apparaît et voilà quoi…. J’ai pas de mots si ce n’est que ce sont des sensations qui s’entremêlent ! La vue, ce panorama, ce sentiment de prendre le petit déjeuner le plus époustouflant. Et puis cette attente, pour voir ça ! Rhooo purée, j’en ai la larmichette quand même. En plus, l’un des grimpeurs a eu la bonne idée d’emmener sa guitare. Sur fond de musique douce, on est tous là vachement heureux quand même de voir ce spectacle offert par la nature.

Lever de soleil mont batur

Une heure plus tard nous sommes repartis pour la descente, où je découvre au fur et à mesure du parcours les différents chemins pris à l’aller. C’est amusant de voir que la représentation de nuit que je m’en suis faite change légèrement et comment j’ai amplifié les seuls repères que j’avais. J’étais persuadée entre autre que le début du trajet se faisait en traversant une forêt plutôt dense alors que bon, c’est franchement clairsemé. Et puis voilà, en route pour le retour à l’hôtel avec deuxième petit déjeuner à 11h. Mon corps quant à lui ne se plaint pas, et ce à aucun moment du parcours. Du coup ça me fait bien plaisir parce que ça veut dire qu’il n’est pas si rouillé que ça !

Chanson volcano batur bali