Quelques jours à Kuta – Bali, Indonésie

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Kuta est une des destinations incontournables de Bali, car elle située juste à côté de l’aéroport de Denpasar. Connue pour ses plages immenses, sa vie nocturne survoletée et ses touristes australiens tatoués avec une Bintang à la main, aux premières vues, elle ne fait pas forcément rêver. Enfin c’est ce que j’avais lu à peu près sur tous les blogs parlant de Bali et les forum de voyage. Mais bon, un peu tête de mule, je me suis dit que Kuta c’était quand même un truc à voir, au moins 2 jours pour se mettre dans l’ambiance des lieux.

avion bali turkish airlines economy class

Après un long voyage de métro, train, métro, avion, escale, avion, escale et avion encore, soit  32 heures en tout, me voici arrivée en Indonésie. Le voyage s’est plutôt pas mal passé compte tenu de sa longueur et de ses changements. Contente globalement de la compagnie Turkish Airlines, qui offre des avions plus ou moins confortables (moins pour le premier qui a fait Paris-Istanbul, dont les écrans assez petit sans film et les turbulences qui m’ont rendues malades mais dont la nourriture était sérieusement bonne par rapport à Air France, mais plus pour le second, un A320 vide à cette période, qui m’a même permis de dormir sur plusieurs sièges et donc de récupérer un peu).

Alron Hotel Kuta

Kuta, j’ai décidé de l’aborder sans arrières pensées, avec un cerveau simplement en mode découverte, sans préjugés malgré les descriptions que l’on m’en a fait. Le séjour a plutôt bien commencé en découvrant la chambre du Alron Hôtel, petit hôtel bien sympa, dont les chambres à cette période de l’année reviennent aux alentours de 16€/ la nuit, petit déjeuner inclus, literie excellente, propre et avec une douche pluie ouverte. Dès le lendemain et grâce à une nuit réparatrice, j’ai décidé d’arpenter la ville et découvrir Kuta. Pendant plus d’une journée, sous la chaleur typique indonésienne (et tellement bienvenue après cet hiver français), j’ai parcouru les artères et les rues principales, tournant parfois au hasard pour sortir des sentiers battus. La ville est jolie et étonnamment propre, avec quelques belles entrées de temple et une magnifique plage, vraiment. Parallèlement, je ne ressens aucune sensation de dépaysement face au nombre de touristes blancs qui occupent les rues et les hôtels/restaurant. Le manque aussi de repères connus indonésiens, comme les warung qui décorent toutes les rues à Sumatra, et qui se comptent ici sur les doigts d’une main. En gros, Kuta c’est pour les riches touristes. La plage le soir ressemble à Biarritz, où des touristes occidentaux marchent le long de la plage, bordée par des chaînes d’immeuble de restaurant (mac do, Starbucks et compagnie signifiant clairement que ce lieu est destinés aux occidentaux en mal de leur confort). Sans compter que dès que vous mettez un pied dehors, vous êtes assailli devant tous les commerces par des rabatteurs vous demandant d’entrer pour regarder, ou qui vous promettent de “good price, good price”.

plage kuta coucher de soleil

J’ai quand même trouvé mon compte la première journée, en découvrant une petite rue qui ne paye pas de mine au premier abord, mais qui a une charme fou une fois rentrée : Poppies 2. Je vous conseille vraiment de vous y rendre car c’est aussi là que j’ai trouvé un lieu tout à fait atypique: Le Fat Chow Restaurant. Dans un décor de restaurant mi new-yorkais/mi-industriel, sur fond de musique jazzy, vous pourrez déguster d’excellents plats de tradition asiatiques (indonésie, japonais…) pour des prix allant de 45000 à 100000 IDR. Un conseil cependant, allez-y assez assez tôt car l’endroit est tellement tendance qu’il est vite pris d’assaut.

Fat Chow Kuta Bali Restaurant

Une fois la nuit tombée, Kuta se transforme pour faire naître la réputation que l’on lui connaît: celle d’une ville aux multiples boîtes de nuit et où il est bon de faire la fête. Personnellement les boîtes de nuit ça n’a jamais été mon truc, les boîtes de nuit où la musique est forte non plus, mais les boîtes de nuit où la musique est forte, bondées sur fond de néons fluorescent et complètement désordonnées, vraiment, je n’ai pas pu y rentrer. Cependant, je me suis amusée à voir les techniques des rabatteurs (je n’ai pas trouvé d’autres mots plus sympa pour désigner ce forcing commercial) qui vous attirent à coup de sifflets, de danseurs juchés sur des échasses de plus d’un mètre, de filles toutes plus sexy les unes que les autres et qui, dès qu’ils vous voient douter, vous mettent la main dans le dos pour vous faire rentrer. C’est aussi ça Kuta!

coucher de soleil plage kuta bali

Alors deux jours c’est assez bien pour découvrir vraiment la ville (même si certains diront qu’il y a peut-être un Kuta encore plus sympa mais bien caché), mais deux jours c’est limite trop long par manque d’authenticité et la sensation constante d’être prise pour des euros, et plus du tout pour une personne à part entière. On m’avait prévenue unh, mais bon, il fallait bien que je teste par moi-même.