Comment La Musculation M'a Fait Prendre Confiance En Moi ?

Comment la musculation m’a fait prendre confiance en moi ?

Voilà maintenant 3 ans que je pratique la musculation. Après un passif sportif plutôt artistique (danse, natation synchronisée, gymnastique, cirque et 4 ans de tennis), j’ai décidé de me mettre à cette discipline plus par nécessité que par envie. La musculation de prime abord, ça ne fait pas forcément rêver… et encore moins la gente féminine. Comme tout le monde (enfin à l’époque, car l’image de la musculation féminine a bien changé depuis, mais j’y reviendrais), j’ai commencé il y a 4 ans par les cours collectifs. Incapable de me mettre sur les machines (un peu blonde aussi pour en comprendre la complexité), j’ai préféré me faire coacher. Et puis, cela me rappelait mes années de danse, à 30 dans une salle, sur une musique top ambiance, avec un coach au physique des plus motivants :) ).

Des débuts timides en cours collectifs

Mais c’était mal me connaître que de m’arrêter là. Faut dire tout d’abord, que le sport et moi, c’est un peu une seconde peau. De nature hyperactive, et évoluant dans un univers de zénitude absolue au quotidien, il est important pour moi que la machine se défoule un peu dans la journée. Mais cela faisait quelques années que j’avais arrêté toute activité physique. Enchaînant d’abord les petits boulots avec des horaires complètement incompatibles avec des cours suivis, puis ayant créé ma boîte ensuite après (et un peu dépendante des horaires de rendez-vous), la « salle » a remplie cette fonction d’adaptabilité à mon emploi du temps. Sauf que passé un an de cours collectifs (avec une grande préférence pour le body combat à l’époque), j’ai décidé d’aller plus loin.

Grâce à l’aide de mon frère qui était tombé dedans quelques années auparavant et ma volonté de toujours repousser mes limites, j’ai commencé à bûcher le sujet. Et j’ai eu de la chance car je suis arrivée au moment où de petits noms féminins français ont dans le milieu ont commencé à démocratiser le concept de « musculation au féminin ». Des blogs d’abord, des chaînes youtube ensuite: ce sport n’était plus réservé qu’aux hommes et leur dose de testostérone. Alors j’ai appris, j’ai lu, je me suis renseignée, pour comprendre comment je pouvais exploiter ce nouveau sport. J’ai également changé de salle, en prenant la solution d’avoir la mienne juste en face du cabinet: pas d’excuses une fois la journée terminée, le sac est dans la voiture et je file direct. Et j’ai commencé à élaborer un premier programme.

Débuter En Musculation

Progresser en musculation petit à petit

Au début, je me suis créé des séances appelées Half Body. C’est à dire que l’on travaille la moitié du corps (avant de passer ensuite sur des exercices plus ciblés). Et j’ai appréhendé mes premiers instants de doutes, mes premières machines, et mes premières sensations. Le soucis de l’exercice bien réalisé et mon évolution ont été les moteurs de mes premiers pas. Sentir mes muscles bouger, travailler dans la contraction volontaire plus que sur la charge ont été mes maîtres mots (cela signifie que l’on se concentre sur le muscle qui est entrain de travailler pour le sentir bouger, plus que sur la charge). Comme je travaille avec mon corps, il était important pour moi de ne jamais risquer la blessure. Du coup, j’y suis allée petit à petit.

Au début, j’avoue que je suis venue à des heures de non influence. La petite minette qui débarque au milieu de plateau pour faire ses exercices, ça n’était pas du tout mon for. J’ai donc opté pour des horaires disponibles (matin à 7h, soir à 21h, en semaine à 10h ou le dimanche). Telle un petit oisillon lâché dans l’arène, je ne me faisais pas du tout remarquer. Un peu honte aussi de mes performances (oui, faut bien débuter quelque part mais bon…), j’ai pris le temps de maîtriser mon outil avant de me lancer dans la cours des grands.

Programme Musculation Femme

Franchir le pas de la musculation au féminin

Et puis un jour, j’ai décidé que je pouvais franchir le pas, et assumer le regard des autres, des hommes particulièrement. J’ai donc osé y aller à des heures de plus forte influence. Timide au début, les hommes m’ont d’abord regardée juste pour se dire « ah bien tient, une nouvelle, on va voir un peu ce qu’elle fait », puis très vite ils se sont lassés. Je pense que mes mouvements étaient plutôt bons, et finalement, ils sont bien loin des clichés à mater une fille pendant tout une séance: à la salle, chacun vient soulever la fonte, puis repars. C’est chacun son moment.

Et j’ai pris goût, j’ai vraiment pris goût à ce sport bien plus exigeant qu’il n’y paraît. J’ai commencé à évoluer, à repousser de 2 kg, en 2kg chacun de mes exercices, de mes performances. J’ai savouré passer une nouvelle barre, un nouveau cap sur un exercice travaillé pendant des semaines, des mois. J’ai adoré voir mon corps changer, petit à petit, voir naître des muscles que je ne savais même pas qu’ils étaient là. Je me suis éclatée à pousser mon corps, à connaître mes limites, à optimiser mes repas, mes apports pour continuer à travailler. J’ai redécouverts le plaisir d’une bonne douche après avoir bien transpiré. Le plaisir aussi de soulever une barre lourde au rythme d’une musique entraînante. J’ai râlé souvent, parce que j’étais fatiguée et que mes performances n’étaient franchement pas bonnes. J’ai appris à comprendre mes points faibles et les travailler, à comprendre comment mon corps fonctionne encore mieux que je ne l’ai jamais connu. J’ai ce plaisir un peu masochiste à sentir les courbatures après une super séance. J’aime aussi la différence d’énergie entre y aller le matin ou le soir, ou après une journée de repos voir même une semaine.

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Prendre confiance en soi grâce à la musculation

Mais j’ai appris surtout, à affronter le regard des autres. Nous sommes en tout et pour tout, 4 filles à travailler sur le plateau (et jamais les 4 en même temps, bien sûr). Je suis donc la majorité du temps seule, au milieu de plusieurs hommes, et je m’impose maintenant. Je demande si la machine est libre, je refuse aussi de leur donner s’il me reste une série. Je prends mes barres toutes seules, mes poids, j’adapte mon programme s’il y a trop de monde. Je m’entends hyper bien avec mes coachs, et je commence à connaitre aussi d’autres sportifs. Je dis bonjour, la petite blague… aurevoir. J’ai mes petites habitudes, à moi. Je peux conseiller aussi, quand on me demande. Bref, j’ai sacrément évolué et mon corps avec.

Depuis que je me suis mise à la musculation, sauf cas exceptionnels, je n’ai plus jamais mal au dos. J’ai une pêche et mon corps a une capacité à tenir plus que je ne l’ai jamais vécu. À plus de 30 ans, j’ai la forme comme jamais je ne l’ai eu. Mon corps est tonique, mes capacités sont là, et je suis fière de me dire qu’aujourd’hui, je soulève plus que mon poids au soulevé de terre (pour le novices, je vous laisserais chercher). C’est une joie de voir tout ce que ce sport m’a appris. Et pour ceux qui pensent encore que la musculation n’est que de la gonflette, je leur répondrais que si vous ne prenez aucuns produits (et c’est mon cas), vous n’arriverez pas, sans entraînement, à soulever des barres à 100 kg. La musculation est un sport d’une très grande exigence, car si vous vous arrêtez plus de 3 semaines, vous pouvez dire adieu à 3 à 6 mois d’améliorations de vos performances. Que si vous faites des excès de nourriture, vous le sentirez directement. Que si vous vous arrêtez, vous mettrez énormément de temps à vous en remettre. Et que les progrès sont lents, et longs à atteindre. Mais cela me motive, cela correspond à ce que je suis maintenant: solide et indépendante. 

Idée Reçue Musculation Femme

Les idées reçues de la musculation féminine

Enfin, la dernière chose que j’ai souvent entendu au sujet de la musculation au féminin est « mais tu n’as pas peur de prendre trop de muscles et de ressembler à un homme ? ». Je vais stopper tout de suite ces idées reçues: une femme n’a pas les même hormones qu’un homme, nous ne pourrons donc jamais construire le même type de muscles sans avoir recours à la prise de produits hormonaux. C’est impossible biologiquement parlant. Si vous pensiez à toutes ces femmes très bodybuldées sur des podiums, sachez que ce sont souvent des compétitions dites non « naturelles », c’est à dire qu’elles acceptent la prise de produits. Une femme qui fait de la musculation, va harmoniser son corps et le renforcer. Suivant son poids, elle sera susceptible de prendre plus de muscles qu’une autre. Et les filles s’il vous plaît, ne faites pas juste des exercices d’abdos fessiers. C’est bien d’avoir un super booty, mais si vous avez les épaules qui tombent et les bras flasques, ça ne servira à rien. Travailler l’ensemble du corps permet de le rendre harmonieux (et de le renforcer équitablement). Quant à moi, mon prochain objectif sera d’arriver à faire une traction entière! Voilà déjà 3 mois que je travaille dessus, et je sais que j’y arriverais.

Je vous partage mes sources d’inspirations:

* Karoline est une excellente conseillère, qui permet de mieux comprendre l’alimentation et les idées reçues sur ce sport.
* Marine Leleu pour son courage et sa détermination.
* Nassim Sahili qui aborde plein de belles choses avec beaucoup de simplicité, et surtout, qui a beaucoup travaillé sur la contraction volontaire.
* Le blog de Musculation au féminin, une mine d’or pour les débutant(e)s.

Et vous, vous voyez comment le sport? Quels bienfaits en tirez-vous? Quel sport pratiquez-vous?

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