Lettre Adieu À Une Relation Toxique

Lettre d’Adieu à une relation toxique

Vous savez mon amour pour l’écriture et le pouvoir que les mots peuvent avoir sur nos vies. Vous savez que chaque article que j’écris a été pensé, remanié, réfléchi et conscientisé. Chaque phrase que je tape, chaque post qui est livré ici est une partie de moi. Un morceau de ce que je vis ou de ce que je pense. Mais je lis aussi beaucoup, et c’est pourquoi pour cet article, je vais être transparente: la lettre qui suit n’est pas de moi. En parcourant le web au gré de mes recherches, je suis tombée que cette lettre d’adieu écrite par Kristen Corley. Écrit en anglais, ce texte m’a tellement touchée (personnellement et professionnellement) par la beauté des mots et pour le message qu’elle divulgue, que j’ai souhaité la traduire ici pour vous la faire découvrir.

Je sais reconnaître que je n’aurais pas fait mieux. Elle peut résonner en chacun de nous, car nous avons tous déjà vécu une relation toxique. Ici, elle parle d’une histoire d’amour, mais ce message peut se transformer à toutes les preuves d’amour que vous avons vécu: famille, amis, copains… Je vous souhaite d’en saisir le message, d’en comprendre les émotions le pouvoir d’une lettre d’adieu. Parfois il est bon de reconnaître que nous devons clore certaines histoires pour avancer, et laisser la place à de nouvelles choses. Je vous souhaite une bonne lecture, en espérant l’avoir traduite, à ma manière certes, mais en la rendant le plus juste possible aux sentiments premiers.

À ma moitié toxique, ceci est mon dernier adieu

« Tu t’es avéré être tel que les autres me l’avait décrit. Je n’ai jamais prétendu être quelqu’un d’autre. Et c’est moi qui ai été blessée… Je sais qu’un autre homme est quelque part au fond de toi, mais je ne peux pas l’attendre. Parce que t’attendre, c’est comme attendre la pluie dans une sécheresse. Inutile et décevant.”– Une histoire de Cendrillon

Ça me brise de te dire au revoir. En fait, je voulais que chaque fibre de mon être soit destinée à créer notre histoire. Je voulais que les mots que tu as prononcé ne soient pas des mensonges. Je voulais prouver que ta réputation n’était pas celle que tout le monde disait. Je voulais que tout le monde se trompe sur toi.

Et peut-être qu’un jour ils auront tort. Peut-être que j’ai abandonné trop tôt. Peut-être qu’un jour tu seras l’homme que j’ai prétendu que tu sois tout ce temps. En fait, je sais que tu le seras un jour. Alors peut-être que c’est pour cette raison que j’ai tenu si longtemps.

Je veux que tu saches que je te pardonne pour tout cela.

Mais malgré le fait de t’avoir pardonné, je ne peux pas rester ici à attendre que tu deviennes la personne que tu dois être. Le prix à payer dans cette histoire est l’auto-destruction et la douleur.

Je ne peux pas rester ici et attendre le respect que je mérite depuis tout ce temps. Je ne peux pas rester ici et attendre d’être aimée, quand je donne le meilleur de moi-même. Je ne peux pas rester assise à jouer à ce jeu. C’est comme une partie de Jumanji. Soit quelque chose va me tuer en cours de route, soit je vais abandonner.

Je n’ai pas la force en moi de terminer cette histoire. Et honnêtement, je pense que pour le moment, je ne vis qu’à moitié à cause de toi. Parce que tu as mâché et recraché tout ce que je suis. Et je ne suis pas la même personne que j’étais avant de tomber amoureuse de toi. Je ne savais pas que tomber amoureuse de toi signifierait que je me retrouverais à terre, souvent, et que je recevrais des coups de pied chaque fois que je me mettais à genoux.

Je te pardonne pour tes erreurs passées. Je te pardonne pour la personne que tu étais. Je sais que tu n’es peut-être plus le même ou que tu es sur la bonne voie pour t’améliorer. Mais la partie toxique de toi broie tout sur son passage, moi compris.

Je ne méritais pas d’être utilisée. Je ne méritais pas qu’on me parle comme tu l’as fait. Je ne méritais pas les bagarres, les cris et les larmes. Bien que je ne mérite pas ces choses, je les ai tolérées. Je l’ai toléré et, avec le temps, cela a semblé être une norme. J’ai pris sur moi.

J’ai apprécié les bons jours que nous avons passés parce que j’étais si heureuse que ce ne soit pas un mauvais jour.

Tu m’as gardée au bord d’une falaise. Tu m’as fait marcher sur des œufs. Je regardais mon téléphone en attendant pendant des minutes nos conversations, en relisant les mots que nous avions échangés, puis les faire disparaître puis tout oublier. C’était comme si tu savais que je le regardais, attendant juste. Ensuite, je te disais quelque chose et tu m’ignorais… Parce que j’étais gênante pour toi.

Sais-tu ce qui était gênant pour moi? De me réveiller tous les soirs à 2 heures du matin avec des sueurs froides, me demandant ce que je fais dans cette relation, qui n’était même pas définie comme telle. Un jour tu m’aimais et un autre jour tu me détestais. Un jour, nous étions «juste des amis» et le lendemain, tu riais en en me disant que nous ne pourrions jamais être juste des amis et je le savais. Tu n’étais pas un ami, tu étais devenu un ennemi. Tous les signes et mes amis me poussaient à te quitter.

Sais-tu ce que ça fait de regarder quelqu’un que tu aimes, de tout ton cœur et d’y croire, malgré les doutes du reste du monde?

As-tu la moindre idée de la difficulté à t’éloigner de la personne que tu aimes le plus au monde?

Tu ne le sais pas, parce que tu ne m’aimais pas.

Mais enregistre ces mots, car un jour tu sauras.

Tu apprendras à m’aimer en mon absence. Et c’est la pire forme d’amour qui soit.

L’amour n’est pas une douleur. J’en suis convaincue. Car même dans les pires moments, je n’ai jamais voulu te faire de mal. Si quelqu’un méritait de souffrir, c’était peut-être toi. Mais je n’ai jamais voulu te faire souffrir comme tu as pu le faire.

Et je ne pense pas tu aies vu toutes les conséquences de tes actes sur moi.

Tu pensais être le seul à blâmer, et tu rigolais lorsque je te disais toutes ces choses. À cette époque, tu m’avais même demandé d’écrire des noms de personnes en me disant que la seule raison pour laquelle j’étais blessée, c’était à cause d’eux. C’était presque comme si tu justifias ta maltraitance , parce que d’autres m’avaient déjà mal traitée. Tu aurais dû être celui qui me prouve que je ne le méritais pas. Ensuite, tu as dis que c’était de ma faute, s’il m’arrivait tout cela. J’ai peut-être été endommagée par les autres avant toi, mais ils ne m’ont jamais brisée comme tu l’as fait. Ils ne m’ont jamais changée comme tu l’as fait. Je les ai vaincus, mais je ne pouvais pas te vaincre.

Je suis devenue si impuissante face à toi. Je pensais que c’était normal.

Je veux que tu saches que je te pardonne. Je pardonne à la personne que tu étais, car je sais que tu changeras un jour. Mais la personne que tu as été, a anéanti beaucoup de gens. Et tu as ruiné la personne qui t’aimait le plus. Pourtant, tu te réjouissait de savoir que quelqu’un t’aimait. Alors que tu ne pouvais pas t’aimer toi-même.

Je veux que tu saches que, même si tu as abandonné ton passé et l’as fui, celui-ci finit toujours par te rattraper. Tu penses que tu as laissé tes vieux démons derrière toi, mais sache que le passé peut revenir te hanter. Un jour, cela te brisera comme tu m’as brisée.

Alors cours mon chéri. Cours aussi loin que possible. Quand tu seras assez loin, le fantôme du passé qui reviendra le plus te hanter sera le regret. Et tu finiras ta route seul, car tu auras écrasé toutes les personnes qui ont voulu t’aider et t’aimer comme moi je l’ai fais.

Tu me poussais encore et encore, me demandant si je te détestais encore… je pense que c’est le cas.

Je te déteste de m’avoir fait penser que c’était normal.

Je t’aime assez pour te détester. Parce que c’est ma seule chance de te vaincre.

Lettre D’adieu À Une Relation Toxique

Source:

Texte original

Commentaires
  1. Marianne

    Merci pour ce texte magnifique. Je suis actuellement dans une relation toxique dont j’essaie de m extirper mais c’est pas simple et ton texte m’aide énormément. J’arrive même à douter de certaine choses en me disant que c’est peut être moi et que ça doit être normal.
    Belle soirée

  2. Cyrille

    bonjour Ludivine
    il n’est pas facile d’affirmer que dans une vie antérieur nous avons fait du mal à autrui
    et même si c’était le cas pourquoi dans cette vie nous devons en subir le revers de la médaille ?
    Dans notre vie tour à tour aux yeux de certaines personnes on peut être bourreau ou victime .
    je pense surtout que la vie est faite d’expérience bien ou mal (avec une perception différente du bien et du mal pour tous ) et au moment où notre  » moi  » intérieur s’éveille à la conscience on commence à ouvrir les yeux sur ce qui est toxique pour nous .
    En aucun cas nous devons subir ou faire subir .
    Cdlt

  3. Quel autre côté de la médaille parlez-vous? Que vous même vous expérimentez une relation toxique en tant que « bourreau » ou que vous êtes victime car dans une vie passée, vous avez été bourreau?

  4. Ludivine

    Bonjour
    En effet c’est une lettre bien ecrite.
    J’aurai une question : quand on pense qu’on ne le mérite pas….en fait on le mérite dans le sens où dans des vies passés nous aussi on n’a fait du mal et dans cette vie là on expérimente l’autre côté de la médaille, non?
    Merci d’avance pour votre réponse. Bon we

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