Ma Première Fête Des Mères Rennes Bretagne Bzh

Ma première fête en tant que mère

«Attendez d’être mère et vous comprendrez alors le vrai sens de l’amour» – des mots que ma mère a souvent prononcés tout au long de mon enfance. Je n’ai jamais vraiment su ce qu’elle voulait dire jusqu’à présent. Vous voyez, ma vie a changé le 2 Mars 2020 à 09h33. Après des heures de travail et d’anticipation, l’humain le plus petit et le plus précieux a été doucement placé sur ma poitrine. Baignée d’émotions, j’ai pris le temps pour contempler notre petit M. Il m’a regardé avec ses yeux écarquillés et je l’ai contemplé pendant que monsieur se jetais sur mon sein. Il faut dire aussi que 32h d’accouchement, ça creuse! Je n’en revenais pas, j’avais passé tous ces mois à l’étreindre de l’extérieur via mon énorme ventre et j’ai finalement eu la chance de lui donner le vrai étreinte dont je rêvais depuis des mois.

Même si cela ne fait que 13 semaines depuis sa naissance, j’ai eu beaucoup de temps pour réfléchir sur mon parcours de mère jusqu’à présent grâce à mes longues séances d’allaitement et un contexte particulier de confinement. Ceci étant ma toute première Fête des Mères, j’ai pensé que ce serait un bon moment pour partager certaines de mes réflexions…

Besoin d’amour et de soutien!

Je n’aurais jamais tenu les 3 premières semaines sans l’aide psychologique et physique de mon conjoint, ma famille et mes amies. L’une d’entre elle se reconnaîtra particulièrement grâce à ces mots de soutien sans failles sur les début difficiles de l’allaitement de mon petit chat. Se retrouver confinée dès la sortie de la maternité, avec l’absence total de tout soutien extérieur (sage-femme, conseillère en allaitement, hypnothérapeute…) alors que j’étais en descente d’hormone et en montée d’amour, a été une des expériences les plus éprouvantes de ma vie.

Je ne compte plus les innombrables fois où j’ai souhaité abandonner l’allaitement les premiers temps par trop de fatigue, trop de pleurs jusqu’à ce que le pédiatre diagnostique un RGO et nous aide à passer ce cap. Combien de kilomètres nous avons parcourus dans l’appartement pour bercer Malwë pour qu’il ne se réveille que quelques instants plus tard, les centaines de changements de couches, les dizaines de câlins et d’attentions et cet amour inconditionnel donnés chaque jour. Je guéris, j’apprends et j’essaie d’être la moitié de toutes ces femmes formidables et mères exceptionnelles que j’admire.

Se retrouver face à la réalité d’être mère

C’est dur. Genre, vraiment dur. J’avais maintes et maintes fois entendu parler du quotidien des parents – les nuits blanches, les séances de pleurs sans fin, les montagnes russes émotionnelles. Mais comme la plupart des choses dans la vie, jusqu’à ce que ce soit VOTRE réalité, rien ne s’enregistre vraiment. Je pense qu’une des meilleure choses que j’ai jamais faite était de m’attendre au pire – mentalement, j’étais prêt à ce que toute ma vie soit bouleversée. Pas d’illusions que j’aurais une expérience miraculeuse où tout se passe bien (j’ai aussi fait ça pendant ma grossesse). Honnêtement, cet état d’esprit a fait la différence et me permet de me surprendre avec tant de BONS moments. C’est fou comme nous sommes capables de tout oublier, avec juste un sourire au réveil!

Il n’y a pas de mots. Ma maman avait raison, le niveau intense d’amour et de connexion que je ressens pour Malwë est indescriptible. En fait, je dirais même que ça a commencé avant cela. Dès les sensations dans le ventre, dès que j’ai su que j’étais enceinte, j’ai aimé ce petit bout de moi. Et cet amour ne fait que se décupler chaque jour qui passe.

Je n’ai pas eu cette « révélation » au moment où l’on m’a posé mon fils sur mon ventre. Je l’ai aimé bien sûr, mais je n’ai pas eu cette sensation d’un coeur qui se décuple, d’une submersion intense de sentiments. Par contre, je peux vous assurer que je ne sais pas où cela va se terminer, car mon amour pour lui ne cesse de s’amplifier de jour en jour. Je l’aime plus qu’aujourd’hui, et moins que demain. Chaque minute passée auprès de lui me permet d’apprendre à le connaître, et plus je le connais, plus je le découvre, et plus je m’émerveille du petit être qu’il est.

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L’équilibre est la clé, que j’ai toujours du mal à trouver

Il est facile pour ce petit être de détourner tout notre vie. Et dans un effort pour être de bons parents, nous pensons souvent que l’altruisme et le sacrifice de soi sont les moyens de montrer combien nous aimons et prenons soin de nos petits. Consciente de cette philosophie, j’ai demandé conseil à d’autres mamans et elles m’ont toutes dit de prendre soin de moi et que cet équilibre est crucial. Je ne mens pas: cela est toujours extrêmement difficile pour moi, et j’essaye tous les jours de ne pas m’oublier pour n’être qu’une mère. Mais entre l’envie d’être auprès de lui, le besoin d’avoir des moments pour moi et mon autre bébé (entreprise) qui attend sagement, je suis souvent partagée et fait l’impasse sur moi-même.

Je ne serais jamais une mère parfaite

Est-ce moi ou notre génération est-elle obsédée par la perfection? Le nombre de fois où autour de moi j’entends des questions du genre « il fait ses nuits? », «  il ne pleure pas beaucoup? », « quoi il mange toutes les 2 heures encore? », « il ne joue pas tout seul? ». Mon compagnon et moi sommes entrés dans ce domaine parental avec beaucoup de préparation mentale; la seule chose que nous nous sommes dit depuis le début était de nous attendre à ce que chaque jour (chaque minute, en fait) soit imprévisible et de nous permettre d’être en accord avec cela (plus difficile à dire qu’à faire). Je crois de plus en plus qu’il faille parfois arrêter d’essayer de comprendre les choses et de simplement suivre le courant. Il n’y a pas de moyen parfait pour élever un enfant, il y a celui qui sera bon sur le moment, pour l’enfant et ses parents.

L’importance d’être présent

Devenir parents dans cette situation du confinement nous a permis de pouvoir profiter pleinement de notre bébé. Le papa d’abord, car il est toujours en télétravail et peut donc assister à la croissance de son fils (là où cette maudite loi française ne lui aurait autorisé seulement que 15 jours sinon). Et pour ma part, car de rester à la maison m’a permise d’être avec mon bébé à chaque minute (pour le meilleur et pour le pire). Mais surtout, je me suis aperçue de la rapidité avec laquelle il grandit et change chaque jour. 3 mois se sont écoulés, et monsieur se redresse déjà tout seul, sourit, rit, observe longuement, babille, se retourne…

Je prends donc conscience chaque jour que ces moments précieux avec le chatchou et mon conjoint en famille sont éphémères. Tout le reste peut attendre pendant que nous prenons le temps de nous lier, de jouer et de câliner. C’est pourquoi, et certains l’auront compris, je réorganise aussi mon emploi du temps des prochains mois et de l’année prochaine, pour me dégager plus de temps dans ce rôle de mère et me permettre de voir ce petit être grandir. Ainsi donc, vous allez avoir des ebook et des formations en ligne qui prendront un peu le relai.

Sur toutes ces réflexions, je prévois de passer ma toute première fête des mères à embrasser ces moments spéciaux et à garder à l’esprit que je suis vraiment chanceuse d’avoir un partenaire aimant, un bébé en bonne santé et un entourage incroyable. Je tenais également à les remercier de leur patience, de leur soutien et de leur amour pendant que je navigue dans le parcours le plus difficile et le plus gratifiant de ma vie. Et vous, quels sont vos projets pour la fête des mères?

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